MUNICIPALES 2020 : LES GRANDES MANŒUVRES ONT-ELLES DÉJÀ COMMENCÉ ?

OUI ! du moins si l’on en croit l’article de La Dépêche du Midi du 28 septembre 2018 (voir ci-dessous). Nous apprenons ainsi que le nouveau secrétaire du Parti Socialiste plaisançois (oui, le PS existe encore) veut rassembler les forces de gauche sans pour autant être candidat au fauteuil de maire.
Quelles sont donc ses intentions? Est-ce juste par amour de la démocratie ? Rappelons que l’intéressé a été éliminé lors des primaires du PS en 2014, alors qu’il ambitionnait de prendre la place de Louis Escoula.


Mais alors qui sera la tête de liste ? Un candidat PS ou d’un autre parti de gauche ? À moins que l’heureux gagnant émerge du tirage au sort dont il est question en fin d’article ?
Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre…

Article de La Dépêche du Midi du 28/09/2018
UN ATELIER CITOYEN POUR RASSEMBLER LA GAUCHE

Secrétaire de la section du Parti socialiste depuis le mois de mars dernier, Rémi Demersseman a la volonté de rassembler les forces de gauche. Mais l’ancien conseiller municipal de 2008 à 2014 l’assure, ce n’est pas pour préparer son élection au fauteuil de maire en 2020. «Je ne serai pas tête de liste ni même candidat aux prochaines élections municipales», précise celui qui a recueilli 45 % des suffrages lors de la primaire interne du PS en 2014 et qui a vu la victoire de Louis Escoula, maire depuis 1989. Pourtant la voie est libre à gauche depuis que le maire sortant a rejoint la République en marche en 2017. Un départ qui a occasionné une hémorragie dans les effectifs du PS local, passés d’une quarantaine de militants à 25 adhérents alors que le nombre repart tranquillement à la hausse depuis quelques mois.

Des insoumis aux radicaux
Avant l’ambition personnelle, l’heure semble être au rassemblement à gauche. «Notre volonté est de refaire participer les citoyens au débat public et de faire émerger des idées», explique Rémi Demersseman. «Au PS, nous avons la volonté de reformer une communauté pour travailler sur la solidarité. Nous menons aussi une réflexion sur l’Europe qui est la prochaine échéance électorale. Les municipales viendront ensuite. Elles ne seront pas l’affaire des seuls socialistes mais de toute la gauche. Nous avons déjà engagé un travail collectif au sein de l’Atelier citoyen qui possède une charte et qui propose de mener une large réflexion qui va des communistes aux radicaux en passant les insoumis et les socialistes, notamment. Nous avons déjà tenu trois réunions».
Le 14 octobre prochain, un forum des citoyens sera organisé au Pigeonnier de campagne et ouvert à tous afin de faire émerger des candidatures pour les municipales de mars 2020. L’objectif est aussi de proposer une formation d’élu afin de permettre à l’équipe qui émanera de ce rassemblement d’être capable de gérer une ville. L’idée de créer un conseil municipal citoyen tiré au sort fait aussi partie des mesures destinées à changer de méthode et à donner un nouveau souffle à la ville.

Louis Escoula, maire de Plaisance-du-Touch depuis mars 1989 (soit 29 ans !), a sans doute protesté auprès de La Dépêche du Midi, d’où un nouvel article le 3 octobre 2018 (voir ci-dessous).
Il ne serait pas adhérent à « La République En Marche »… mais resterait un « homme de gauche »… revendiquant d’être jugé sur ses actes !
Puisqu’il nous le demande instamment, jugeons donc.

Acte 1 : Depuis de (trop) nombreuses années, Louis Escoula se bat pour l’implantation d’un méga centre commercial (Val Tolosa) sous la houlette du promoteur Unibail-Rodamco-Westfield, celui-là même qui annonce un résultat net annuel de 703 millions d’euros… excusez du peu ! Un « homme de gauche », avez-vous dit ? Peut-être, mais alors de ce que certains appellent la « gauche-caviar » !

Article de La dépêche du Midi du 3/10/2018
LE MAIRE EN MARCHE ARRIÈRE

Comme pour le gymnase de Quéfets, en matière d’orientation politique, Louis Escoula, maire de Plaisance-du-Touch, semble avoir aussi des problèmes de mémoire depuis qu’il a quitté le Parti socialiste en 2017 et amorcé un rapprochement avec La République En Marche. Se souvient-il qu’au mois de mai 2017, il a soutenu Monique Iborra, députée de La République en Marche en participant avec plusieurs marcheurs à l’inauguration de son local de campagne à Colomiers comme en atteste la photo ci-contre parue sur la page Facebook de la députée.

Sympathisant mais pas adhérent
Pourtant aujourd’hui, suite à l’article que nous avons publié le 28 septembre sur le rassemblement de la gauche à Plaisance-du-Touch, le maire communique : «Je ne suis pas adhérent au parti La République En Marche. J’ai milité pendant 47 ans au Parti socialiste et je n’en suis plus membre. En revanche, je me revendique plus que jamais comme un homme de gauche. Me battre contre les inégalités, pour plus de justice, pour plus de solidarité, c’est ce qui caractérise depuis toujours mon engagement de citoyen et d’élu. C’est ce combat que je mène au quotidien et que j’entends continuer à mener. En la matière, ce n’est pas le parti qui compte, ce sont les actes ! Les miens en disent plus long que toutes les étiquettes. Ma seule ambition est de défendre les intérêts des habitants de Plaisance et de ceux de la Communauté de communes de la Save au Touch».

Si Louis Escoula est davantage sympathisant qu’adhérent de La République En Marche, il va devoir aussi faire rectifier les informations contenues sur la page Plaisance-du-Touch de Wikipédia. L’encyclopédie numérique participative indique que Louis Escoula est le maire de Plaisance depuis 1989 et qu’en 2017 il est passé du Parti socialiste à La République En Marche.

Acte 2 : Sur la même page, La Dépêche du Midi s’interroge sur la valeur de la parole donnée, en expliquant que Louis Escoula ne respecte pas ses engagements : « Le gymnase de Quéfets ravive les tensions » (voir ci-dessous). On y apprend que le maire de Plaisance s’était engagé à participer au financement du gymnase du lycée Françoise de Tournefeuille, gymnase utilisé pour moitié par des jeunes de Plaisance, d’où sa présence sous les flashs des photographes lors de la pose de la 1ère pierre.
Alors que la somme de 300.000 € a été votée au budget du Conseil Municipal à cet effet, Louis Escoula déclare dorénavant à qui veut l’entendre : « Eh bien non ! je ne paierai pas ! ». C’est bien connu, les promesses n’engagent que ceux qui y croient…

Publié le 03/10/2018 dans La Dépêche du Midi
LE GYMNASE DE QUÉFETS RAVIVE LES TENSIONS

Derrière Carole Delga, présidente de la région Occitanie, Louis Escoula, maire de Plaisance participait à la pose de la première pierre du gymnase de Quéfets aux côtés de son homologue de Tournefeuille./ DR.
À la fin d’un conseil municipal très calme et très technique, lundi soir, à la mairie, le débat a été relancé avec l’épineux dossier du gymnase de Quéfets. Lors des questions diverses, Patrick Beissel, élu d’opposition de la liste «Demain Tournefeuille» a interrogé la majorité sur le financement de la nouvelle structure, utilisée par les sportifs et les élèves du lycée Françoise.

300 000 € attendus de Plaisance-du-Touch
«Nous avons appris par la presse cet été que la commune de Plaisance-du-Touch n’avait pas honoré son engagement de financer le gymnase du lycée Françoise à hauteur de 300 000 €», s’étonne Patrick Beissel. «Qu’allez-vous faire pour récupérer cet argent ?».
«L’engagement a été pris en janvier 2015 par Plaisance et nous n’avons toujours rien récupéré», informe Dominique Fouchier, maire de Tournefeuille. «Pourtant cet équipement sert à des jeunes lycéens plaisançois et la ville s’était engagée. Plaisance a même inscrit cette dépense de 300 000 € à son budget 2017. Le maire de Plaisance était présent pour poser la première pierre. Il ne veut pas maintenant honorer cet engagement. Que faire ? Je crains qu’on ne soit très démunis d’un point de vue juridique vu que la convention n’a pas été signée. Il est difficile d’engager quoi que ce soit pour sortir de cette impasse».

Accord sans convention
«On pensait que cet engagement reposait sur une convention et pas uniquement sur des paroles», poursuit l’élu d’opposition. «Nous avions même voté pour cette convention en convention municipale. C’était un peu léger alors». Le maire de Tournefeuille rétorque alors : «La procédure prévoit un vote en conseil municipal avant la signature d’une convention. Nous avons donc suivi le règlement. Ensuite, on ne peut pas obliger quelqu’un à voter une convention qu’il ne veut pas. Cette situation assez inédite. Mais la convention peut encore être signée. La porte n’est pas fermée et j’invite le maire de Plaisance à retrouver la raison».

Des traces écrites
Le maire de Plaisance semble aussi avoir perdu la mémoire. S’il évoque aujourd’hui un simple accord oral avec Claude Raynal, l’ancien maire de Tournefeuille, Louis Escoula répondait à Pascal Barbier, conseiller municipal d’opposition à Plaisance, le 9 mars 2017, lors du rapport d’orientation budgétaire : «Plaisance est la première collectivité à payer un gymnase sur une autre commune. Il faut savoir que tous les Plaisançois vont dans ce lycée alors que la moitié des élèves de Tournefeuille n’y vont pas. C’est pour cela que la commune participe» avant d’ajouter «la commune va faire un emprunt pour payer ces 300.000 €».
Enfin, Patrick Beissel a demandé en guise de conclusion : «Que pensent les autres financeurs de cette situation ?». «La Région et Département sont informés», a répondu Dominique Fouchier. «Ils n’ont qu’à déduire cette somme des aides allouées à Plaisance car il n’est pas normal que Les Tournefeuillais payent», s’indigne l’élu d’opposition.
Jean-Luc Martinez

Ces articles de La Dépêche du Midi ont provoqué de nombreux commentaires de la part de citoyens de Plaisance sur FACEBOOK. Assez croustillants pour la plupart, ils sont souvent marqués au coin du bon sens.
Nous ne résistons pas à l’envie de vous en faire profiter…

COMMENTAIRES RELEVÉS SUR FACEBOOK AU 4/10/2018

Message de Monsieur C.E.
Une fois de plus nous pouvons constater que M. Escoula manque de cohérence dans ses propos comme dans ses actions en faveur de notre commune.
En voulant à tout prix Val Tolosa il a hypothéqué l’avenir de Plaisance à Unibail.
En profitant de la Loi il s’est vengé sur Ecran7, le cassant pour remettre le cinéma entre les mains de ses amis.
Il a acheté la maison Guittard avec l’argent des contribuables pour la laisser pourrir au point d’être bonne à démolir.
Contre l’avis des commerçants et des plaisançois il a transformé l’Avenue des Pyrénées en un couloir de bus minéralisé. Etc.
Pour avoir une idée de ses propos il faut assister aux conseils municipaux et à ses discours.
Suite à l’article de Rémi Demersseman dans La Dépêche il a fait écrire une mise au point qui, pour ceux qui connaissent M. Escoula depuis Tarbes, paraît abracadabrantesque.

Message de la section du Parti Socialiste de Plaisance du Touch
Nous ne voulons pas d’un « maire en marche arrière » !
Après avoir tenu le Parti Socialiste dans son intérêt électoral, Louis Escoula, maire de Plaisance du Touch, s’est mis En Marche.
Les retraités, ceux qui ne sont rien, les chômeurs, les salariés, les classes moyennes, bref, ceux qui ne sont pas ultra-riches, le remercient d’avoir clarifié ce qu’est l’opportunisme politique.
Il disait souvent « À Plaisance, même un âne avec une rose au c… est élu. » Maintenant que l’imposture En Marche ne fonctionne plus, il voudrait encore changer.
Changeons de maire plutôt.

Message de Madame M.M.
Des roses qui piquent même et surtout au c. !! La citation mérite d’être citée pour son niveau d’une classe qui va enchanter tous les ânes plaisançois !

Message de Monsieur JC.G
Encore un socialiste caviar qui nage entre deux eaux

Message de Monsieur B.R.
À Tarbes il était de quel parti

Message de Monsieur F.W.
Je ne suis pas socialiste mais le mandat actuel est le mandat de trop….

Nicole Régnault-Violon, Sophie Belamari et Agnès Cerovecki

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Time limit is exhausted. Please reload the CAPTCHA.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Visit Us On Facebook