ÉCRAN 7 : LA VÉRITÉ SI JE MENS ?

Vous avez certainement lu le texte publié sur le site Internet de la mairie le 23 août dernier par un « auteur anonyme » que nous désignerons donc ci-après comme « l’auteur communal » ?

Vous avez peut-être lu l’un des nombreux articles de LA DÉPÊCHE DU MIDI :
• celui du 28/08/2017 « Ciné Arts Plaisance (CAP) veut s’installer dans ses locaux » (publié sur la version papier)
• celui du 29/08/2017 « L’association Écran 7 sommée de quitter les locaux du cinéma » (publié sur la version papier)
• celui du 30/08/2017 « Écran 7 doit quitter les locaux du cinéma » (publié sur le site de la Dépêche)

Trois articles, trois jours de suite… l’affaire ÉCRAN 7 intéresse donc beaucoup la presse régionale ! Mais si vous lisez tous les articles attentivement, vous constaterez qu’ils reprennent une grande partie du contenu du texte de « l’auteur communal ».

Reprenons 5 des arguments énoncés qui nous posent problème.

« … la commune a voulu mettre un terme à la gratuité de la mise à disposition des salles de cinéma… »

Comme nous vous l’expliquions dans notre dernier article, la gratuité a été IMPOSÉE par le maire et sa majorité en 2013. Vous pouvez lire les échanges du Conseil Municipal du 27 juin 2013.

« … une activité particulièrement rentable… »

Présenter sans explication des chiffres de trésorerie et de bénéfices, extraits du bilan d’ÉCRAN 7 a un but unique : choquer la population.
Or, il faut savoir que la gestion d’un cinéma de 3 salles est certes rentable, mais elle implique en contrepartie des charges importantes, des salaires, une réserve en vue de maintenance ou d’achat de matériels de projection onéreux, etc.
Le nouveau prestataire aura donc les mêmes types de résultats financiers.

… ÉCRAN 7 doit « donc quitter les locaux communaux qu’elle occupe sans droit ni titre. »

« L’auteur communal » oublie qu’une 2ème procédure est en cours d’instruction. Il est évident qu’Écran 7 attendra le résultat de cette procédure avant de déménager le matériel qui lui appartient : fauteuils, matériel de projection, matériel informatique, matériel de bureau, etc.

… CAP « dont les principaux animateurs ont géré le cinéma de Plaisance jusqu’en 2016… »

Sans entrer dans les détails, rappelons que Messieurs Trogneux et Paviot (les co-fondateurs de CAP) n’étaient pas les seuls à gérer le cinéma car il s’agit là d’un travail collégial rassemblant une trentaine de bénévoles et 5 salariés. D’autre part, contrairement à certaines allusions mensongères qui circulent sur les réseaux sociaux, ils n’étaient pas les fondateurs de cette association.
À ce sujet, vous pouvez voir l’excellent diaporama d’Alain Trémège que certains appellent affectueusement l’un des « papas d’ÉCRAN 7 ».

« … les responsables (actuels) d’ÉCRAN 7 n’ont pas souhaité s’exprimer pour l’instant. »

Leur métier, c’est le cinéma. Pour faire face au coup de force de la mairie, ils ont fait appel à un cabinet d’avocats. Ils s’en remettent, pour la communication, à leurs avocats et on les comprend.

Enfin, n’avez-vous pas remarqué qu’il manque un sujet important dans ces articles/communiqués ???
Mais oui, bien sûr : le sort des 5 salariés d’ÉCRAN 7  !

Notre maire se prétend très concerné par l’emploi dans sa commune (un des arguments massue avancé pour le projet Val Tolosa). Bizarrement, il n’a aucun scrupule à provoquer le licenciement de 5 salariés qui ont, pour deux d’entre eux, 17 et 21 ans d’ancienneté au service du cinéma.

Bizarre, vous avez dit bizarre… comme c’est bizarre…

Prochain épisode : la nouvelle convention

Dans un prochain article : nos commentaires sur la nouvelle convention qui lie CAP à la commune.
Vous pouvez lire dès à présent la nouvelle convention , signée le 5 juillet 2017 par Monsieur Louis Escoula, maire de Plaisance du Touch et par… un « illustre inconnu » représentant de l’association CAP (pas de précision ni du nom ni de la qualité de la personne signataire).
Cette convention a été remise à Nicole Régnault-Violon quelques minutes avant le début de l’audience au Tribunal Administratif du 11 août dernier…
Vous constaterez qu’il y manque quelques éléments financiers « déterminants » (article 9).

À suivre…

Agnès Cerovecki et Nicole Régnault-Violon

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