CULTURE

UNE MÉTHODE À LA HUSSARDE SIGNÉE LOUIS ESCOULA

En proposant, lors du Conseil Municipal du 26 avril 2018, de baptiser l’école municipale d’enseignements artistiques de Plaisance-du-Touch du nom de Georges MAILHOS, Louis Escoula a fait fort.
L’ÉCOLE DES ARTS (nom actuel de la structure) située rue du 11 novembre 1918 est un espace pluridisciplinaire qui propose aux familles plaisançoises divers enseignements allant de la musique, dont la part est prépondérante, à la danse, en passant par la sculpture et les arts plastiques.
Une fois de plus nous sommes forcés de dénoncer les méthodes du maire.
Voici pourquoi ?

Rappel des processus d’adoption des délibérations du Conseil Municipal

Les délibérations soumises au vote du Conseil Municipal doivent être précédées d’une consultation préalable de la commission compétente, laquelle peut ainsi donner un avis légal, documenté et motivé sur la question.(*)
Les conseillers municipaux de la liste majoritaire et de l’opposition siègent ensemble dans ces commissions.
Bien que la création de certaines commissions soit facultative, une fois qu’une commission thématique est constituée, le Conseil Municipal ne peut normalement délibérer sur ce thème sans avoir préalablement recueilli son avis.
À Plaisance-du-Touch, diverses commissions municipales existent.
Certaines siègent régulièrement, ce sont les commissions obligatoires comme la « commission d’achats » ou la « commission d’appels d’offres », d’autres rarement, voire jamais.
Bien sûr, tout est strictement légal !
L’opposition est conviée à participer, sauf pour les commissions qui sont la « chasse gardée » du maire : la commission du personnel (C.T.P. Comité Technique Paritaire) ou les commissions « à hauts risques » (surtout les instances où la commune est représentée à l’extérieur : syndicat des transports, des personnes âgées, syndicat d’électrification, de gestion de l’eau, de l’assainissement etc.). Or, dans le cas qui nous occupe, il s’agissait de l’ÉCOLE DES ARTS donc d’un domaine relevant de la compétence de la « commission culture ».

Hé bien, la commission ne s’est pas réunie !
Le nom de baptême de l’ÉCOLE DES ARTS est sorti directement du chapeau du maire.

Mais qui est donc ce fameux Georges MAILHOS ?
Voici sa courte biographie :
Monsieur Georges MAILHOS, décédé le 12 janvier 2016, était normalien, agrégé de littérature et fut président de l’université de Toulouse.
Il était l’époux de Madame Line MAILHOS qui fut 1ère adjointe au maire à Plaisance-du-Touch.
Enfin, il était le père de Pascal MAILHOS, actuel Préfet de la Haute-Garonne et de l’Occitanie.
Pour plus de détails sur Georges MAILHOS cliquez ici.

Au vu des états de service de Monsieur MAILHOS, les conseillers de l’opposition RÉINVENTONS PLAISANCE ont estimé qu’il serait plus approprié de donner son nom à un établissement scolaire.
Nous avons déjà les écoles Jacques Prévert, Pauline Kergomard (fondatrice des écoles maternelles), le collège Jules Verne… Pourquoi pas l’école Georges MAILHOS, professeur de littérature ?
Nous avons même proposé de baptiser ainsi le futur groupe scolaire tant attendu par les familles plaisançoises.

En revanche, s’il fallait donner un nom à l’ÉCOLE DES ARTS, celui du Peintre – Verrier Henri GUÉRIN nous paraissait beaucoup plus évident. Décédé le 24 octobre 2009, soit 7 ans avant Georges MAILHOS, ce grand artiste, de réputation internationale, a exercé à Plaisance-du-Touch pendant près de 50 ans.
Pour plus de détails sur Henri GUÉRIN, cliquez ici.

 

 

Pour résumer, le maire a souhaité, seul, et le plus vite possible, donner le nom de Georges MAILHOS à un bâtiment de Plaisance.
Pourquoi tant de précipitation ?
Pourquoi avoir évité le passage en « commission culture » ?
Le maire aurait-il souhaité faire plaisir au Préfet et en faire ainsi son obligé ?
Si tel est le cas : pourquoi ? pour quoi ?
Pourquoi ne pas honorer plutôt Henri GUÉRIN ?

Beaucoup de questions… et, encore une fois, un triste constat : le maire décide de tout, tout seul et en force.
Quelle affligeante démocratie !

Nicole Régnault-Violon / Agnès Cerovecki

(*) Selon l’article L 2121-22 du Code Général des Collectivités Territoriales.

14 Juin 2018

CLAP DE FIN POUR ÉCRAN 7 ? – LA CHRONIQUE D’UNE MORT ANNONCÉE

Par 25 voix contre celles des 8 élus du GROUPE REINVENTONS PLAISANCE, le CONSEIL MUNICIPAL du 29 JUIN 2017 décide de révoquer son prestataire historique : l’Association ÉCRAN 7 qui gérait depuis toujours le cinéma de PLAISANCE DU TOUCH.

Les élus du GROUPE REINVENTONS PLAISANCE ont quitté la salle en GUISE de PROTESTATION.

Pourquoi détruire cette ASSOCIATION PLAISANCOISE qui depuis 36 ans s’occupe de notre CINÉ pour le plus grand bonheur des petits et des grands, des jeunes et des moins jeunes, des écoles, des collèges, des comités d’entreprise,  etc.

Pourquoi changer de prestataire ?

Parce que cette petite association, ce petit groupe qui compte 5 salariés et une trentaine de citoyens bénévoles a osé défier les PUISSANTS ?

Les PUISSANTS ? Qui sont-ils ?

Voici leurs noms : PAR ORDRE D’APPARITION à L’IMAGE

  • LE MAIRE DE PLAISANCE DU TOUCH : LOUIS ESCOULA
  • LES DEUX MULTINATIONALES qui projettent de s’approprier le plateau de la Ménude, donc nos terres, donc le patrimoine de nos enfants :
    • La SOCIETE UNIBAIL RODAMCO – grand promoteur qui veut construire le méga centre commercial VAL TOLOSA sur le plateau de la Ménude.
    • La SOCIETE PATHE GAUMONT – distributeur de films –qui veut construire un multiplexe de 11 salles – toujours sur le plateau de la Ménude.

Qu’a donc fait ÉCRAN 7 de si terrible ?

(suite…)

05 Juil 2017

LE CINÉMA « ÉCRAN 7 » EN DANGER ?

Pour soutenir Ecran7 : signez la pétition pour soutenir le cinéma


Au Conseil Municipal du 1er juin 2017, sont mises à l’ordre du jour deux délibérations (rappelées à la fin de ce communiqué) :

  • Désignation d’un prestataire pour exploiter les salles de cinéma de Monestié
  • Création d’une commission pour désigner le prestataire

Le groupe RÉINVENTONS PLAISANCE est opposé, depuis le début, au projet de centre commercial VAL TOLOSA. L’année dernière, le promoteur avait ajouté une touche à connotation culturelle au projet : un multiplexe de 11 salles de cinéma.

Ce changement ne rendait pas ce projet démesuré plus acceptable, bien au contraire.

D’une part le projet restait un projet de centre commercial inutile et dépassé et, d’autre part, ce nouvel équipement allait, de façon certaine, créer les conditions de disparition du cinéma associatif ÉCRAN 7 qui œuvre depuis plus de 35 ans pour le plus grand plaisir des Plaisançois.

ÉCRAN 7 c’est : une programmation intelligente et variée pour tous publics, des soirées à thèmes, des  animations, des conférences et surtout des prix modérés, c’est-à-dire tout le contraire de ce que propose un multiplexe.

(suite…)

01 Juin 2017

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